CRCO
Le CRCO, pour accompagner nos artistes vers les plus hauts sommets
AccueilFormationsListe des formations
Liste des formations

Exploration en art textile: cartographie sensible

Formateur(trice) : Natacha Sansoz
Durée : 7 heures
Date de la formation : 18 août 2017, de 9h30 à 16h30
Date limite d'inscription : 11 août 2017
Coût d'inscription : 158.05$CAD


Valeur réelle de la formation par participant : 500 $

Pour inscription: Festival Twist | www.festivaltwist.org | 819 665-8506 

Lieu de la formation : St-André-Avellin

Les formations sont offertes grâce à la participation financière d'Emploi Québec.


CLIENTÈLE VISÉE

Les artistes professionnels et émergents, et les travailleurs culturels.


OBJECTFS

Où vivons-nous et comment ? De quoi est fait le sol sur lequel nous marchons ? De quelle roche, de quelles histoires ? Qu’est-ce qui nous gouverne ? Qu’est-ce qui nous relie ? Qu’est-ce qui nous sépare ?


Réaliser une cartographie sensible d'un territoire.

Définir le territoire, choisir des thématiques (carte olfactive, sonore, typographique, gustative, subversive, ..).

Le travail peut être à la fois une création collective mais un travail subjectif et personnel.

Faire une légende de la carte qui nous aidera à la déchiffrer (couleurs, symboles...)


CONTENU

  1. Analyse d'œuvres d'artistes sur la cartographie (30 mn)
     
  2. Présentation de ma démarche et de diverses créations  textiles & cartographies (30 mn)
     
  3. Arpenter le territoire environnant, observer, dessiner, glaner et collecter des matériaux, des éléments naturels, des couleurs.
    Nous effectuerons une marche autour du festival, des petits groupes se formerons afin de faciliter les échanges et discussions autour du thème proposé.
  1. Définir ensemble ce que l'on veut raconter, faire partager. Qu'est ce qu'on cartographie ?
    Définir le fond de la carte (ex : carte géologique, carte topographique,...), puis qu'est ce qu'on pointe et identifie sur la carte ( les cours d'eau, les villes, les amoureux de la fibre,..) et comment on le représente.
  1. Comme un puzzle, nous allons réaliser collectivement une carte en laine feutrée grand format, puis nous allons utiliser différentes techniques (broderies, incrustation de matériaux divers, typographie..etc) pour signaler des éléments subjectifs sur cette carte.

RÉFÉRENCES ART / CARTE

Pourquoi la dématérialisation des cartes a conduit les créateurs à s’emparer des cartes, à les rendre plus « créatives » qu’elles auraient voulu l’être, quand bien même nous ne sommes pas sûrs de savoir si les Cassini n’avaient pas l’impression d’être aussi des « artistes », ni si les ingénieurs de l’IGN ne comptaient pas parmi leurs troupes quelques artistes rentrés tous heureux de glisser entre les mailles du filet technologique un regard qui en a fasciné plus d’un devant les cartes topographiques.

Jed Martin, le héros de Houellebecq dans La carte et le territoire (Flammarion) était d’ailleurs devenu une star pour son travail photographique mêlant agrandissements de prises de vues aériennes et cartes Michelin jugées moins plates que les autres cartes du fait du « fascinant lacis de départementales, de routes pittoresques, de points de vue, de forêts, de lacs et de cols… ».

Guy Debord et le land art avaient déjà usé de la cartographie. Le palais de Tokyo à Paris en 2003 avait accroché GNS (Global Navigation System), une exposition sur les expériences inédites de « typo-topographie » dans lesquelles des Philippe Favier ou Richard Purdy revenaient aux figures de la carte, du globe et du planisphère. The Map as Art (Princeton Architectural Press) éditait des manières de cartes de Julian Schnabel, Olafur Eliasson, William Kentridge, voire la plasticienne Corriette Schoenaerts et ses vêtements abandonnés par terre en forme de pays européens, botte italienne comprise… 

L’Atlas des îles abandonnées de Judith Schlansky (Artaud) a été une grande surprise éditoriale dans laquelle la géographie est devenue poésie: Solitude (océan arctique russe), Ile du Désappointement (Polynésie française), Antipodes (Nouvelle Zélande) reprennent sous la graphie maniaque de l’auteure  leur topographie, mais aussi leur histoire souvent tragique et fascinante.

Ce succès rejoint l’idée que les images et les infographies brouillent nos représentations du monde et qu’il nous faut la cartographie « sensible » des artistes pour pouvoir habiter la Terre. Il rappelle que la compréhension de l’espace n’est pas innée et qu’à l’école primaire, on s’initie à la géographie en faisant le plan de son quartier dont on emboîte l’échelle avec celle de la ville et de la région. Les indications sur ces plans de fortune scolaire « racontent une histoire, autrement plus poétique qu’une impression en A4 de Google Maps », pour Marie-Odile Briet.

On pourra surfer sur des quantités de blogs, tels Strange Maps où l’on dénichera toutes les curiosités cartographiques, y compris la « cartographie accidentelle » de ces pays dont les limites sont le fruit du hasard. Les Etats-Unis y sont présentés aux contours mousseux comme sur les parois d’une chope de bière… Chacun peut s’amuser à ramasser sur les plages des galets en forme de Corse ou, si l’on en connaît bien la forme, de Cantal.

La cartographie créative n’est pas réservée aux designers qui tracent les plans du métro de Londres ou de Tokyo. Elle est partout sur nos smartphones à l’origine même de Google Earth. Pour peu que nous sachions y faire attention et regarder nos cartes comme des objets d’art.


LA FORMATRICE : Natacha Sansoz

 
Natacha Sansoz, diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux en 2005, est artiste pluridisciplinaire. Sa pratique se situe dans l’art textile, l’appropriation, la performance, l’installation. Sa démarche s'inscrit dans l'art relationnel et se veut contextuel.

En 2003, elle obtint une Bourse Erasmus et étudie en Espagne. En 2005, elle présente A ta place!, sa première exposition personnelle qui lui a valu deux prix. Depuis, elle a créé Esclopeando (2010) qui a été présentée à Bordeaux dans le cadre de la Biennale de Design, d'architecture et d'Urbanisme Agora, puis aux Îles Canaries.

Dès 2008 elle reçoit des commandes publiques. (Triennale Mont-de-Marsan Sculpture 2010-2013 ; Arte Flamenco 2013-2014 ; Fresque de 50m2 pour le service de médecine nucléaire à l’hôpital Layné de Mont de Marsan 2014).
Après plusieurs résidences de créations (Arteleku - Espagne), née l'exposition Travail Poursuite en 2013, qu’elle présente à la Galerie Trames du Centre des Textiles Contemporains de Montréal en 2014.

Parallèlement , elle cofonde en 2004, l’Atelier d’Initiatives Artistiques et Artisanales (AIAA), implanté dans les anciennes papeteries de Roquefort (40). Cet atelier de production pluridisciplinaire et un lieu d’accueil pour des artistes en résidence, . Soucieuse de soutenir, de promouvoir et de défendre le développement culturel local, elle fonde en 2012 le Fonds Local d’Art Contemporain (FLAC).

Depuis 2011, elle intervient à l’École Supérieure de Design des Landes où elle assure les cours d'expressions plastiques et de couleur.

Depuis 2014, elle travaille régulièrement pour la Forêt d’Art Contemporain (parcours d'oeuvres d'art installées dans le Parc Naturel Régional des Landes de Gasconnes). Son engagement artistique auprès des minorités (personnes handicapées, communautés manouches, Foyers de personnes âgées, Institut Médico-Educatif, etc.) lui a valu le Prix Handilandes en 2014.

Elle revient d’une résidence au Canada intitulée « Chômeuse Go On » interrogeant les frontières entre le travail et la vacance dans la vie d’un artiste et la perception qu’en a la société. Elle est invitée à donner une conférence dans le cadre du 28 ème colloque des Arts et la Ville en Acadie pour témoigner de son engagement auprès des communautés.

Depuis 2015, elle intègre les ateliers d’artiste de la Communale de Bidart (Pays Basques) accueillant plus de trente artistes, designers, graphistes et architectes. La porosité entre les compétences des membres de ces ateliers, lui permet d'étendre ses pratiques
(sérigraphie).

En 2015, avec l'artiste Prunelle Giordano, elle crée Gnac Gnac, autour de diverses expositions organisées par l'association COOP. Derrière l'onomatopée se cache un laboratoire ludique de médiations culinaires, qui, par l'action conjointe des deux artistes, donne au temps du vernissage la dimension d'une performance, interrogeant le public et le reliant par tous ses sens à l'exposition. Il s’agit alors de sentir, goûter, toucher des textures mises en scène, en écho aux oeuvres. Le buffet devient une médiation et au delà, une expérience artistique.

Actuellement, elle développe un travail de recherche sur le thème de la géologie qui s'inscrit dans le cadre d'une résidence de création/médiation à Nekeatonea (Domaine d'Abbadia) à Hendaye. Ce travail sera présenté à travers une installation à la Galerie Arteko de San Sebastien,dans le cadre de Donostia 2016 / Capitale Européenne de la culture.

Depuis 2015, elle intègre I-Team, un laboratoire de recherche / action itinérant portant sur l'innovation sociale et culturelle.

 


Politique d'annulation

Article 3 - Modalités telles qu’établies avec Emploi-Québec Outaouais

Si un participant annule son inscription, il doit le faire par écrit ou par téléphone 10 jours ouvrables avant la formation pour recevoir un remboursement complet. Culture Outaouais se réserve le droit d’annuler un cours si le nombre d’inscriptions est jugé insuffisant. Les frais d’inscription seront alors remboursés.

Tiré du document Politique de la formation continue 2011.

 
Intranet
S'abonner au bulletin
Le spectacle: sa valeur, ses contrats et l'art de négocier
Durée : 8 heures
Début : 6 juillet 2017 de 13h à 17h et le 7 juillet 2017 de 9h à 13h

Le CRCO sur Twitter Le CRCO sur Facebook
Dernière mise à jour : 22 juin 2017
©  Culture Outaouais
Site réalisé par Distantia